PASS ou LAS : Le Guide Définitif pour Entrer en Médecine en 2026
PASS ou LAS ? Analyse complète avec données réelles : taux de réussite, stratégies, profils admis, erreurs à éviter pour les études de santé.
Devenir médecin. Soigner des patients. Sauver des vies. Derrière ces mots se cache le rêve de dizaines de milliers de lycéens chaque année. Médecine, pharmacie, dentaire, sage-femme, kinésithérapie : les études de santé représentent le sommet de la compétition académique en France. En 2024, plus de 842 000 voeux ont été formulés pour des formations en santé sur Parcoursup. Jamais une filière n'a concentré autant d'espoirs, d'angoisse et de détermination.
Depuis 2020, l'ancienne PACES a disparu. Elle a été remplacée par deux voies distinctes : le PASS (Parcours d'Accès Spécifique Santé) et la LAS (Licence avec option Accès Santé). Six ans après cette réforme historique, le système est désormais stabilisé. Les données s'accumulent. Les profils d'admis se précisent. Les stratégies gagnantes émergent.
Ce guide s'appuie sur l'analyse de 14 134 formations Parcoursup suivies sur six années (2019-2024). Vous y trouverez tout ce qu'il faut savoir pour prendre la décision la plus importante de votre parcours académique : PASS ou LAS ? Comment formuler vos voeux ? Quels profils réussissent ? Quelles erreurs éviter ? Et surtout : comment maximiser vos chances de décrocher cette place en deuxième année de médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique ou kinésithérapie — les fameuses filières MMOPK.
Ce guide s'adresse aux élèves de Terminale qui rêvent de médecine, aux parents qui accompagnent ce choix crucial, et aux étudiants en réorientation qui cherchent une seconde chance. Il ne vous donnera pas de faux espoirs. Il ne minimisera pas la difficulté. Mais il vous donnera les clés pour transformer ce rêve en stratégie.
Partie 1 : Comprendre la réforme — PASS et LAS expliqués
L'ancien système (PACES) — pourquoi il a été supprimé
Pour comprendre PASS et LAS, il faut d'abord comprendre ce qu'ils ont remplacé. Entre 1970 et 2020, l'accès aux études de santé passait par un goulot d'étranglement redoutable : la PACES (Première Année Commune aux Etudes de Santé), anciennement appelée P1.
Le système était simple, brutal et inhumain. Vous vous inscriviez en PACES. Vous passiez une année à apprendre par coeur des milliers de pages de cours dans des amphithéâtres bondés. A la fin de l'année, un concours unique classait tous les étudiants. Seuls les premiers — déterminés par le numerus clausus national — accédaient en deuxième année. Les autres redoublaient, ou abandonnaient.
Le taux de réussite en première tentative oscillait entre 12% et 20% selon les universités. Les redoublants (appelés "doublants" ou "primants") bénéficiaient d'un avantage considérable : ils connaissaient déjà les cours, les questions types, les pièges. Mais même en redoublant, 60% des étudiants échouaient à nouveau.
Le résultat : des milliers de jeunes adultes perdaient une année, voire deux, sans rien obtenir. Pas de diplôme. Pas de Plan B. Juste une ligne sur le CV et une cicatrice psychologique. La PACES était devenue le symbole d'une sélection par l'élimination, non par la vocation. Elle favorisait la capacité à mémoriser à court terme plus que l'intelligence médicale. Elle créait une génération d'étudiants épuisés avant même d'avoir commencé leurs études cliniques.
En 2018, le gouvernement a décidé de supprimer ce système. Les objectifs de la réforme étaient clairs :
- Diversifier les profils : permettre à des étudiants venant d'autres disciplines (droit, économie, sciences humaines) d'accéder aux études de santé
- Offrir un vrai Plan B : éviter que des milliers d'étudiants perdent un ou deux ans sans rien
- Supprimer le redoublement en première année : mettre fin à la culture du "doublant"
- Réduire le bachotage : valoriser la réflexion et les compétences transversales plutôt que la mémoire pure
- Assouplir le numerus clausus : passer à un système de "numerus apertus" avec des capacités d'accueil plus flexibles
La réforme de 2020 a donné naissance à deux parcours : PASS et LAS. Six ans plus tard, le bilan est contrasté. Le système est moins brutal. Les étudiants ont plus de chances. Mais la compétition reste féroce.
PASS — Parcours d'Accès Spécifique Santé
Le PASS est la voie royale vers les études de santé. C'est le successeur direct de la PACES, mais avec des différences cruciales.
Structure du PASS
Votre année se divise en deux composantes :
-
Les enseignements de santé (environ 75 à 80% de votre temps) : biologie cellulaire, chimie organique, biochimie, biophysique, anatomie, physiologie, histologie, santé publique, sciences humaines et sociales appliquées à la santé, initiation à la connaissance du médicament, biostatistiques.
-
Une mineure disciplinaire (20 à 25% de votre temps) : vous choisissez une discipline hors santé parmi celles proposées par votre université. Les mineures classiques sont : droit, chimie, biologie, mathématiques, physique, économie-gestion, sciences pour l'ingénieur, psychologie, sciences humaines, sciences sociales, STAPS.
La règle d'or : NO REDOUBLEMENT
C'est le principe fondamental qui distingue le PASS de l'ancienne PACES. Vous n'avez droit qu'à UNE SEULE tentative en PASS. Si vous échouez à accéder en deuxième année de santé, vous ne pouvez pas redoubler votre PASS. Jamais. C'est définitif.
Cette règle change tout. Elle élimine la culture du "doublant" qui pourrissait la PACES. Elle force les étudiants à donner le maximum dès la première tentative. Mais elle impose aussi un choix stratégique dès l'inscription : le PASS est une mise all-in. Soit vous réussissez, soit vous vous réorientez.
Sélection en fin d'année
A la fin de l'année, vous passez des examens (écrits, parfois oraux selon les universités). Votre classement dépend de vos notes dans les matières de santé, et dans une moindre mesure, de votre mineure. Les meilleurs classés accèdent directement en deuxième année de médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique ou kinésithérapie (MMOPK). Le nombre de places varie selon les universités et les filières.
En cas de réussite
Vous intégrez la deuxième année de la filière MMOPK de votre choix (selon votre classement et vos voeux). Vous avez réussi. Le plus dur est derrière vous. Les cinq à neuf années qui suivent seront exigeantes, mais vous êtes dans la course.
En cas d'échec avec validation (60 ECTS)
Si vous n'êtes pas classé en position utile pour accéder en MMOPK, mais que vous avez validé votre année (obtenu 60 ECTS), vous pouvez poursuivre en deuxième année de licence (L2) dans la discipline de votre mineure. Exemple : vous avez fait PASS mineure Droit, vous n'avez pas accédé en médecine, mais vous avez validé vos 60 ECTS. Vous pouvez continuer en L2 de droit.
Avantage considérable : vous conservez le droit de retenter l'accès santé UNE FOIS via la LAS, en L2 ou L3. Votre PASS n'était pas votre dernière chance. C'était votre première tentative.
En cas d'échec sans validation
Si vous échouez au PASS et que vous n'obtenez pas 60 ECTS, vous devez vous réorienter via Parcoursup. C'est le scénario le plus difficile : vous avez perdu une année sans diplôme et sans possibilité de poursuivre. Ce cas est heureusement minoritaire, car la plupart des universités font en sorte que les étudiants sérieux valident au moins leurs 60 ECTS.
Pour qui le PASS ?
Le PASS convient aux profils suivants :
- Vous êtes CERTAIN de vouloir faire médecine (ou une autre filière MMOPK)
- Vous avez un excellent dossier scientifique (moyenne 15+ au bac, spécialités Maths et/ou PC et/ou SVT)
- Vous êtes capable de travailler 50 à 60 heures par semaine pendant un an
- Vous tolérez la pression d'une unique tentative
- Vous acceptez le risque de devoir vous réorienter si vous échouez
«Le PASS est un sprint. Un marathon aurait une ligne d'arrivée. Le PASS a un mur. Soit vous le franchissez, soit vous rebondissez.
LAS — Licence avec option Accès Santé
La LAS fonctionne sur un principe inverse. Vous vous inscrivez dans une licence classique, à laquelle s'ajoute une option Accès Santé.
Structure de la LAS
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Une licence classique (80 à 90% de votre temps) : droit, biologie, chimie, physique, mathématiques, informatique, économie-gestion, STAPS, psychologie, sciences pour la santé, sciences sociales, langues, lettres, etc. Vous suivez exactement le même programme qu'un étudiant inscrit dans cette licence sans option santé.
-
Une option Accès Santé (10 à 20% de votre temps) : modules d'enseignement spécifiques aux études de santé, souvent condensés par rapport au PASS. Les matières enseignées varient selon les universités, mais incluent généralement : biologie cellulaire, chimie, biophysique, anatomie, physiologie, biostatistiques, santé publique.
Deux chances (voire trois)
C'est l'avantage fondamental de la LAS. Vous pouvez candidater à l'accès santé :
- En fin de L1 (première année de licence)
- En fin de L2 (deuxième année de licence)
- Dans certaines universités, en fin de L3 (troisième année)
La plupart des universités autorisent deux tentatives maximum : une en L1, une autre en L2 ou L3. Quelques universités n'autorisent qu'une seule tentative. Vérifiez les modalités spécifiques de chaque université avant de postuler.
Sélection en fin d'année
La sélection repose sur deux critères :
- Vos résultats dans votre licence principale
- Vos résultats dans l'option Accès Santé (examens spécifiques, parfois oraux)
Chaque université a ses propres modalités de classement. Certaines pondèrent 50/50 licence et option santé. D'autres donnent plus de poids à l'option santé. Renseignez-vous auprès des universités visées.
En cas de réussite
Vous intégrez la deuxième année de la filière MMOPK de votre choix, exactement comme si vous aviez réussi le PASS. Une fois en deuxième année de médecine, votre parcours d'origine (PASS ou LAS) ne fait plus aucune différence.
En cas d'échec
Vous continuez votre licence normalement. Votre année n'est PAS perdue. Vous validez vos ECTS de L1, vous passez en L2. Vous pouvez retenter l'accès santé l'année suivante (si vous avez encore une tentative disponible), ou bien renoncer au projet santé et poursuivre votre licence jusqu'en L3, puis en master.
C'est le filet de sécurité de la LAS : quoi qu'il arrive, vous avez un diplôme en cours et un projet académique cohérent.
Pour qui la LAS ?
La LAS convient aux profils suivants :
- Vous visez les études de santé, mais vous n'êtes pas prêt à tout miser sur une seule année
- Vous avez un bon dossier, mais pas excellent (moyenne 13-15 au bac)
- Vous avez une appétence pour une discipline autre que la santé (droit, chimie, STAPS, etc.)
- Vous voulez maximiser vos chances en ayant deux tentatives
- Vous êtes organisé et capable de gérer deux charges de travail en parallèle
«La LAS est un marathon avec filet de sécurité. Vous courez vers la ligne d'arrivée santé, mais si vous trébuchez, vous ne tombez pas dans le vide. Vous continuez sur la piste de votre licence.
PASS vs LAS — le tableau comparatif
| Critère | PASS | LAS |
|---|---|---|
| Durée pour accéder en MMOPK | 1 an (si réussite immédiate) | 1 à 3 ans (selon la tentative réussie) |
| Répartition des cours | 75-80% santé + 20-25% mineure | 80-90% licence + 10-20% option santé |
| Nombre de tentatives | 1 seule (pas de redoublement PASS) | 2 tentatives (parfois 3 selon universités) |
| Redoublement | Interdit | Possible dans la licence (pas dans l'option santé) |
| Plan B en cas d'échec | L2 de la mineure (si 60 ECTS validés) | Poursuite de la licence (ECTS conservés) |
| Intensité de la charge de travail | Très élevée (50-60h/semaine) | Elevée (40-50h/semaine) |
| Taux de passage en MMOPK | 25-35% en moyenne nationale | 10-20% en moyenne nationale |
| Profil idéal | Excellent dossier scientifique, certitude sur le projet santé, tolérance au risque | Bon dossier, intérêt pour une discipline autre que la santé, besoin de sécurité |
| Immersion dans les matières de santé | Maximale dès la première année | Partielle (volume horaire réduit) |
| Pression psychologique | Très élevée (une seule chance) | Modérée (plusieurs tentatives possibles) |
| Stratégie recommandée | Pour les profils très compétitifs et déterminés | Pour les profils solides cherchant à sécuriser leur parcours |
Le numerus apertus (ex numerus clausus)
L'une des grandes évolutions de la réforme de 2020 concerne le mode de fixation du nombre de places en études de santé.
L'ancien système : le numerus clausus
Jusqu'en 2020, le nombre d'étudiants admis en deuxième année de médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme était fixé par un décret ministériel unique au niveau national. Ce nombre — le numerus clausus — était réparti entre les universités. Il était rigide, immuable pendant toute l'année universitaire.
Ce système posait plusieurs problèmes :
- Rigidité territoriale : une université avec 150 places ne pouvait pas en ouvrir 10 de plus, même si elle avait 10 candidats excellents en position 151-160
- Inadéquation avec les besoins locaux : certaines régions manquaient cruellement de médecins, mais ne pouvaient pas augmenter leurs capacités
- Opacité : les critères de répartition entre universités n'étaient pas toujours clairs
Le nouveau système : le numerus apertus
Depuis 2020, le numerus clausus a été supprimé et remplacé par le numerus apertus (littéralement "nombre ouvert"). Le principe :
- Chaque université fixe elle-même, en concertation avec l'Agence Régionale de Santé (ARS), le nombre de places qu'elle ouvre en deuxième année MMOPK
- Ce nombre n'est plus un plafond rigide, mais une fourchette cible
- Les universités ont une certaine flexibilité pour ajuster à la marge selon la qualité des candidats
En pratique, le numerus apertus a permis une légère augmentation du nombre total de places en études de santé. Là où le numerus clausus national oscillait autour de 13 000 à 14 000 places (toutes filières MMOPK confondues), le numerus apertus tourne aujourd'hui autour de 15 000 à 16 000 places.
Ce que cela change pour vous
Ne vous y trompez pas : le numerus apertus n'a PAS rendu les études de santé faciles. La compétition reste féroce. Les taux de réussite restent faibles. Mais il y a quelques différences notables :
- Plus de places au total : vos chances statistiques sont légèrement meilleures qu'en 2019
- Variabilité entre universités : certaines universités ont augmenté significativement leurs capacités, d'autres très peu. Comparer les capacités d'accueil entre universités devient un critère stratégique
- Pas de "gâchis" des excellents candidats : si une université a 10 candidats exceptionnels au-delà de sa capacité cible, elle peut désormais les prendre
Consultez les capacités d'accueil publiées par chaque université sur leurs sites ou sur notre explorateur de formations.
Partie 2 : Les chiffres réels — ce que les données montrent
La réforme PASS/LAS a maintenant six années de recul. Les données s'accumulent. Les tendances se confirment. Voici ce que les chiffres révèlent réellement.
Taux de réussite PASS vs LAS
C'est LA question que tout candidat se pose : ai-je plus de chances de réussir en PASS ou en LAS ?
Les taux nationaux moyens
Sur la base des données disponibles (2020-2024), les moyennes nationales sont les suivantes :
- PASS : entre 25% et 35% des étudiants inscrits en PASS accèdent en deuxième année MMOPK
- LAS : entre 10% et 20% des étudiants inscrits en LAS (toutes tentatives confondues) accèdent en deuxième année MMOPK
A première vue, le PASS semble deux fois plus efficace que la LAS. Mais ces chiffres bruts demandent à être nuancés.
Pourquoi le PASS a un taux plus élevé
-
Auto-sélection : les étudiants qui choisissent le PASS sont souvent les plus motivés, les mieux préparés, ceux qui ont le meilleur dossier. Ils savent qu'ils n'ont qu'une chance et s'engagent à fond.
-
Volume horaire santé : avec 75 à 80% du temps consacré aux matières de santé, les étudiants en PASS sont mieux préparés aux examens d'accès en MMOPK que ceux en LAS.
-
Sélection à l'entrée : l'accès au PASS sur Parcoursup est déjà très sélectif (voir section suivante). Les étudiants admis en PASS ont déjà franchi un premier filtre.
Pourquoi le taux de la LAS semble plus faible
-
Population hétérogène : tous les étudiants en LAS ne visent pas réellement les études de santé. Certains tentent leur chance "au cas où", sans s'investir pleinement dans l'option santé.
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Deux tentatives étalées : les taux de réussite en LAS agrègent souvent les tentatives de L1 ET L2. Les étudiants qui échouent en L1 puis réussissent en L2 sont comptabilisés dans les statistiques globales.
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Volume horaire réduit : avec seulement 10 à 20% du temps consacré à l'option santé, les étudiants LAS ont moins de préparation spécifique aux matières de santé, ce qui réduit mécaniquement leurs chances face aux étudiants PASS.
Les variations entre universités
Les moyennes nationales masquent d'énormes disparités. Certaines universités affichent des taux de réussite PASS supérieurs à 40%, d'autres inférieurs à 20%. De même pour la LAS.
Les facteurs explicatifs :
- Taille de la promotion : une petite promotion très sélective aura un meilleur taux qu'une grande promotion hétérogène
- Modalités d'examen : certaines universités ont un examen final unique (favorise les profils "bachoteurs"), d'autres intègrent du contrôle continu (favorise la régularité)
- Niveau de sélection à l'entrée : plus l'accès au PASS ou à la LAS est sélectif sur Parcoursup, plus le taux de réussite en fin d'année sera élevé (effet de filtre)
Le conseil stratégique
Ne vous arrêtez jamais aux moyennes nationales. Consultez les données spécifiques de chaque formation qui vous intéresse sur notre outil d'exploration. Comparez les taux d'accès, les profils d'admis, et les capacités MMOPK.
Nombre de places PASS vs LAS
En 2025, les capacités d'accueil totales sont estimées à :
- PASS : environ 26 650 places au niveau national
- LAS : environ 21 000 places au niveau national (toutes licences avec option santé confondues)
Soit un total d'environ 47 650 places en première année de parcours santé (PASS + LAS).
Mais attention : places en PASS/LAS ≠ places en MMOPK
Il faut bien distinguer :
-
Places en PASS ou LAS : c'est le nombre d'étudiants qu'une université accepte en première année de PASS ou dans une LAS. Ces places correspondent à ce que vous voyez sur Parcoursup.
-
Places en MMOPK (deuxième année de médecine, pharmacie, etc.) : c'est le nombre d'étudiants qui, parmi ceux inscrits en PASS et LAS, accéderont effectivement en deuxième année de santé.
Le rapport est d'environ 3 pour 1. Pour 47 650 places en PASS/LAS, environ 15 000 à 16 000 étudiants accéderont en MMOPK.
Répartition PASS/LAS par université
Chaque université a sa propre stratégie. Quelques exemples (données indicatives 2024-2025) :
- Universités à dominante PASS : 70% des places en PASS, 30% en LAS (ex : certaines universités parisiennes)
- Universités équilibrées : 50% PASS, 50% LAS
- Universités à dominante LAS : 40% PASS, 60% LAS (tendance croissante)
La tendance nationale : augmentation progressive de la part de LAS. Pourquoi ? Les universités constatent que la LAS remplit mieux l'objectif de diversification des profils et de réduction du gâchis humain.
Profil des admis en PASS
Qui sont réellement les étudiants admis en PASS sur Parcoursup ? Les données sont claires.
Type de baccalauréat
- Bac général : 95% et plus des admis en PASS
- Bac technologique (STL, ST2S) : moins de 5% des admis
- Bac professionnel : quasi inexistant (moins de 0,5%)
Le PASS est massivement dominé par les bacheliers généraux. Les bacheliers technologiques, même issus de filières scientifiques (STL - Sciences et Technologies de Laboratoire), ont des chances extrêmement réduites d'être admis en PASS, et encore plus faibles de réussir l'accès en MMOPK en fin d'année.
Spécialités de Terminale
Parmi les admis en PASS, la répartition des spécialités est la suivante (données agrégées 2020-2024) :
-
Mathématiques + Physique-Chimie : environ 60% des admis. C'est la combinaison royale. Elle couvre toutes les matières fondamentales du PASS (maths pour les biostatistiques, physique pour la biophysique, chimie pour la biochimie).
-
Physique-Chimie + SVT : environ 25% des admis. Combinaison très solide, particulièrement adaptée aux matières biologiques et chimiques du PASS.
-
Mathématiques + SVT : environ 10% des admis. Moins fréquente que les deux précédentes, mais tout à fait viable.
-
Autres combinaisons avec au moins une spécialité scientifique : moins de 5%
-
Combinaisons sans aucune spécialité scientifique : moins de 1%
L'option Mathématiques complémentaires est présente chez environ 15 à 20% des admis qui n'ont pas pris Maths en spécialité (typiquement les profils PC + SVT + Maths Complémentaires).
Mentions au baccalauréat
Les données des formations PASS montrent une concentration massive sur les mentions Bien et Très Bien :
- Mention Très Bien (16+) : 40 à 50% des admis
- Mention Bien (14-16) : 35 à 40% des admis
- Mention Assez Bien (12-14) : 10 à 15% des admis
- Mention Passable (10-12) : moins de 5% des admis
Dans les PASS les plus sélectifs (Paris Cité, Sorbonne Université, Lyon 1, Bordeaux, Montpellier), la mention Très Bien représente plus de 60% des admis.
Moyenne générale au baccalauréat
La moyenne générale des admis en PASS se situe généralement entre 15 et 17/20 selon les universités. Les PASS les moins sélectifs acceptent des candidats à partir de 14/20. Les plus sélectifs ont des moyennes d'admis autour de 16,5 à 17,5/20.
«Dans les PASS parisiens les plus demandés, obtenir un 15/20 au bac ne vous garantit même pas un entretien. La barre est à 16+, avec des spécialités scientifiques solides et des appréciations excellentes.
Origine géographique
Le secteur géographique joue un rôle dans le classement Parcoursup. Les candidats "hors secteur" doivent avoir un dossier significativement meilleur que les candidats du secteur pour être admis. En Ile-de-France, où il y a plusieurs universités proposant le PASS, la stratégie consiste à candidater dans plusieurs universités, y compris celles de son secteur (priorité) et hors secteur (bonus).
Profil des admis en LAS
La LAS présente une plus grande diversité de profils, car il existe de très nombreuses licences avec option santé (LAS Droit, LAS Chimie, LAS SVT, LAS STAPS, LAS Psycho, LAS Eco-Gestion, etc.).
Type de baccalauréat
- Bac général : 90 à 95% des admis en LAS (légèrement moins que le PASS)
- Bac technologique : 5 à 10% (légèrement plus que le PASS, notamment dans certaines LAS non scientifiques)
- Bac professionnel : marginal
Spécialités selon le type de LAS
Les profils varient énormément selon la licence :
LAS scientifiques (Chimie, SVT, Biologie, Physique, Sciences pour la Santé) :
- Majoritairement Maths + PC, ou PC + SVT, ou Maths + SVT
- Profils très proches de ceux du PASS
LAS STAPS :
- Souvent PC + SVT, parfois Maths + PC ou Maths + SVT
- L'option EPS (Education Physique et Sportive) peut être un atout
LAS Droit, LAS Eco-Gestion, LAS Psycho :
- Profils plus diversifiés
- On trouve des combinaisons SES + HGGSP + Maths, ou SES + SVT + Maths Complémentaires
- Mais les admis qui réussissent ensuite l'accès en MMOPK ont généralement gardé au moins une spécialité scientifique
Mentions au baccalauréat
Les mentions sont légèrement moins concentrées sur le Très Bien que dans le PASS, mais restent très élevées :
- Mention Très Bien : 25 à 35% des admis en LAS (contre 40-50% en PASS)
- Mention Bien : 35 à 45% des admis
- Mention Assez Bien : 15 à 25% des admis
- Mention Passable : 5 à 10% des admis
Les LAS scientifiques (Chimie, SVT) ont des profils de mentions plus proches du PASS. Les LAS non scientifiques (Droit, Eco) acceptent des profils avec des mentions légèrement plus basses.
L'avantage caché : la spécialisation stratégique
Un constat intéressant émerge des données : les étudiants admis en LAS Chimie ou LAS SVT ont des taux de conversion vers MMOPK (passage en deuxième année de santé) significativement plus élevés que ceux en LAS Droit ou LAS Eco.
Pourquoi ? Parce que les matières de leur licence (chimie organique, biologie cellulaire, physiologie) sont directement utiles pour les examens de l'option Accès Santé. Ils bénéficient d'une "double exposition" : ils voient ces notions dans leur licence ET dans l'option santé.
Le conseil stratégique : si vous hésitez entre plusieurs LAS et que votre priorité est d'accéder en MMOPK, privilégiez une LAS scientifiquement adjacente (Chimie, SVT, Sciences pour la Santé, BCPST) plutôt qu'une LAS éloignée (Droit, Eco, Lettres).
Le taux d'accès sur Parcoursup — ne pas confondre
Attention à un piège fréquent : confondre le taux d'accès sur Parcoursup (combien de candidats reçoivent une proposition d'admission en PASS ou LAS) avec le taux de réussite en MMOPK (combien d'étudiants inscrits en PASS ou LAS accèdent effectivement en deuxième année de santé).
Le taux d'accès sur Parcoursup
C'est le pourcentage de candidats ayant reçu au moins une proposition (Oui ou Oui-si) pour une formation donnée. Il mesure la sélectivité à l'entrée.
Exemples (données indicatives 2024) :
- PASS Paris Cité : taux d'accès environ 15-20% (très sélectif)
- PASS Université de Reims : taux d'accès environ 50-60% (moins sélectif)
- LAS Droit Paris 1 : taux d'accès environ 10% (très sélectif)
- LAS Chimie Université de Lorraine : taux d'accès environ 40% (moins sélectif)
Le taux de réussite en MMOPK
C'est le pourcentage d'étudiants inscrits en PASS ou LAS qui, en fin d'année, accèdent en deuxième année MMOPK. Il mesure la sélectivité en sortie.
Comme vu précédemment :
- PASS : 25-35% en moyenne
- LAS : 10-20% en moyenne
Les deux filtres successifs
Pour accéder en médecine via le PASS, vous devez franchir deux filtres :
- Filtre Parcoursup : être admis en PASS (taux d'accès variable, souvent 20-40% selon les universités)
- Filtre MMOPK : réussir le PASS et accéder en MMOPK (taux de réussite 25-35%)
Probabilité globale = taux d'accès × taux de réussite.
Exemple : PASS avec 30% de taux d'accès Parcoursup et 30% de taux de réussite MMOPK → probabilité globale = 0,30 × 0,30 = 9% de passer de "candidat Parcoursup" à "étudiant en deuxième année de médecine".
C'est pour cela que vous devez formuler PLUSIEURS voeux PASS et LAS. Multiplier les voies d'accès, c'est multiplier vos probabilités.
Consultez les données formation par formation sur notre explorateur
Partie 3 : La stratégie optimale des voeux santé
Formuler ses voeux Parcoursup pour les études de santé, c'est comme jouer aux échecs. Les règles sont claires, mais la stratégie gagnante demande de l'anticipation, de la diversification et une connaissance approfondie du terrain.
Règle 1 : Combiner PASS ET LAS
C'est la règle d'or, celle qui maximise vos chances de manière mathématique.
Pourquoi ne JAMAIS formuler uniquement des PASS
Le PASS est la voie la plus directe, mais aussi la plus risquée. Si vous formulez uniquement des voeux PASS :
- Scénario 1 : vous n'êtes admis dans aucun PASS sur Parcoursup → vous devez accepter un voeu de secours (si vous en avez formulé), sinon vous vous retrouvez sans formation
- Scénario 2 : vous êtes admis en PASS, mais vous échouez en fin d'année sans valider vos 60 ECTS → vous devez vous réorienter via Parcoursup l'année suivante, ayant perdu un an
- Scénario 3 : vous êtes admis en PASS, vous validez vos 60 ECTS mais n'accédez pas en MMOPK → vous poursuivez en L2 de votre mineure, c'est acceptable mais ce n'était pas votre objectif initial
Pourquoi ne JAMAIS formuler uniquement des LAS
La LAS est plus sécurisante, mais le taux de réussite est plus faible. Si vous formulez uniquement des LAS :
- Vous renoncez d'emblée à la voie qui offre le meilleur taux de conversion vers MMOPK (le PASS)
- Vous vous privez de la possibilité d'une immersion totale dans les matières de santé dès la L1
La stratégie optimale : PASS + LAS + formations alternatives
Répartition recommandée de vos 10 voeux (hors sous-voeux) :
- 3 à 5 voeux PASS (dans différentes universités si possible, avec multiples sous-voeux de mineures)
- 2 à 4 voeux LAS (dans des licences qui vous intéressent réellement)
- 2 à 3 voeux alternatifs (licence de biologie classique, CPGE BCPST, BUT Génie Biologique, école d'ingénieurs, etc.)
Cette répartition vous donne :
- Plusieurs chances d'être admis en PASS (voie royale)
- Plusieurs filets de sécurité via les LAS (deux tentatives possibles)
- Des alternatives crédibles si aucun voeu santé n'aboutit
Règle 2 : Le choix de la mineure PASS — plus stratégique qu'il n'y paraît
Beaucoup de candidats choisissent leur mineure PASS au hasard, ou par mimétisme ("tout le monde prend Droit, donc je prends Droit"). C'est une erreur.
Pourquoi la mineure est importante
Rappelez-vous : si vous échouez en PASS mais validez vos 60 ECTS, vous poursuivez en L2 de votre mineure. Vous allez donc potentiellement passer deux ou trois ans dans cette discipline. Autant que ce soit une discipline qui vous intéresse.
De plus, certaines mineures sont plus "compatibles" avec la charge de travail du PASS. Une mineure avec peu de TD et beaucoup de cours magistraux vous laisse plus de temps pour travailler les matières de santé.
Les mineures classiques et leurs caractéristiques
Mineure Droit :
- Très demandée (30 à 40% des voeux PASS)
- Charge de travail modérée en L1, surtout du par coeur
- Débouchés clairs si vous poursuivez en L2/L3 (master de droit, concours administratifs, etc.)
- Inconvénient : aucune synergie avec les matières de santé
Mineure Chimie :
- Demandée par les profils scientifiques
- Forte synergie avec le PASS (chimie organique, biochimie)
- Si vous poursuivez en L2, vous avez une licence scientifique solide
- Charge de travail : modérée à élevée (TP de chimie)
Mineure Biologie / SVT :
- Très cohérente avec le projet santé
- Synergie maximale avec les enseignements de santé
- Si vous poursuivez en L2, excellent tremplin pour retenter la santé via LAS
- Charge de travail : élevée (TP, projets)
Mineure Mathématiques :
- Pour les profils très forts en maths
- Utile pour les biostatistiques du PASS
- Si vous poursuivez en L2, ouverture vers les écoles d'ingénieurs, les masters de maths appliquées
- Charge de travail : élevée (exercices, démonstrations)
Mineure Economie-Gestion :
- Moins demandée, donc souvent moins sélective
- Débouchés variés en L2/L3
- Peu de synergie avec la santé
- Charge de travail : modérée
Mineure Psychologie :
- De plus en plus demandée
- Pertinente si vous visez la psychiatrie
- Débouchés en L2/L3 : master de psychologie (mais attention, le master de psycho clinique nécessite un parcours complet L1-L2-L3)
- Charge de travail : modérée
Mineure STAPS :
- Pertinente si vous visez la kinésithérapie
- Charge de travail particulière : cours théoriques + pratique sportive
- Peut être difficile à gérer en parallèle du PASS
Mineure Sciences pour l'Ingénieur, Physique, Informatique :
- Pour les profils très scientifiques
- Débouchés en écoles d'ingénieurs si poursuite en L2/L3
- Charge de travail : élevée
Le conseil stratégique
Posez-vous cette question : "Si je ne passe pas en médecine, dans quelle discipline serais-je prêt à poursuivre pendant deux ans ?"
Si la réponse est "Aucune, je veux ABSOLUMENT faire médecine", alors choisissez la mineure qui vous laissera le PLUS de temps pour travailler les matières de santé (généralement Droit ou Economie, qui ont moins de TP et de projets que les mineures scientifiques).
Si la réponse est "Je pourrais me voir faire de la recherche en biologie" ou "Je m'intéresse aussi à l'ingénierie biomédicale", alors choisissez une mineure scientifique cohérente (Chimie, Biologie, Maths).
Le piège à éviter : choisir une mineure juste parce qu'elle "fait bien" ou parce qu'elle est populaire. Vous vous retrouverez en L2 de Droit en vous ennuyant profondément, avec l'obligation de valider cette licence pour garder une chance d'accéder à la santé via LAS en L2.
Règle 3 : La stratégie multi-universités (Île-de-France et grandes métropoles)
Si vous habitez en Île-de-France ou dans une grande métropole régionale avec plusieurs universités (Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Bordeaux), vous avez un avantage stratégique : vous pouvez candidater à plusieurs universités.
Le système des secteurs géographiques
Chaque université définit un "secteur géographique" prioritaire, généralement basé sur votre académie ou département de résidence. Les candidats du secteur sont priorisés dans le classement Parcoursup. Les candidats hors secteur doivent avoir un dossier significativement meilleur pour compenser.
Stratégie en Île-de-France
L'Île-de-France compte plusieurs universités proposant le PASS :
- Université Paris Cité (ex Paris Descartes + Paris Diderot)
- Sorbonne Université (ex UPMC)
- Université Paris-Saclay (campus Kremlin-Bicêtre, Orsay)
- Université Paris-Est Créteil (UPEC)
- Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ)
- Université Sorbonne Paris Nord (ex Paris 13)
Candidatez dans TOUTES les universités de votre secteur, même celles qui ne sont pas les plus prestigieuses. Pourquoi ?
- Vous bénéficiez de la priorité géographique
- Certaines universités "moins prestigieuses" ont en réalité d'excellents taux de réussite MMOPK
- Vous multipliez vos chances d'être admis QUELQUE PART en PASS
Ensuite, ajoutez une ou deux universités hors secteur si votre dossier est très bon (moyenne 16+). Vous n'aurez probablement pas la priorité, mais en cas de places restantes, vous pourriez être pris.
Stratégie en province
Dans la plupart des académies de province, il n'y a qu'une ou deux universités proposant le PASS. Candidatez dans votre université de secteur, et éventuellement dans une université voisine si elle n'est pas trop éloignée.
Ne sous-estimez jamais les universités de province. Certaines ont d'excellents taux de réussite MMOPK, des promotions à taille humaine, et un accompagnement pédagogique de qualité.
Règle 4 : Le choix de la discipline LAS
Le choix de votre LAS est aussi important que le choix de votre mineure PASS. Peut-être même plus, car si vous échouez en PASS et poursuivez en L2 de votre mineure, puis que vous retentez la santé via LAS en L2, vous allez passer trois ans dans cette discipline.
Question 1 : Cette licence m'intéresse-t-elle réellement ?
Si vous choisissez LAS Droit uniquement parce que "ça fait sérieux" mais que le droit vous ennuie profondément, vous allez passer une L1, une L2 et une L3 à souffrir. Vos notes s'en ressentiront. Et vos chances d'accéder en MMOPK diminueront, car vos résultats en licence comptent dans la sélection.
Choisissez une licence que vous seriez prêt à valider jusqu'en L3, et pourquoi pas jusqu'en master, si le projet santé ne se concrétise pas.
Question 2 : Cette licence me donne-t-elle un avantage pour l'accès santé ?
Toutes les LAS ne se valent pas en termes de taux de conversion vers MMOPK. Les données montrent que :
LAS scientifiques (Chimie, SVT, Biologie, Sciences pour la Santé) :
- Taux de conversion vers MMOPK : plus élevé (15-25% selon les universités)
- Raison : forte synergie entre la licence et l'option santé
LAS STAPS :
- Taux de conversion vers MMOPK : modéré (10-20%)
- Particulièrement adapté pour la filière kinésithérapie
- Charge de travail : importante (pratique sportive + cours théoriques)
LAS Droit, LAS Economie, LAS Psychologie :
- Taux de conversion vers MMOPK : plus faible (5-15%)
- Raison : peu de synergie avec l'option santé, profils parfois moins scientifiques
- Avantage : véritables débouchés en cas d'abandon du projet santé
LAS Lettres, LAS Langues, LAS Histoire, LAS Sociologie :
- Taux de conversion vers MMOPK : très faible (moins de 10%)
- Profils souvent très éloignés des matières scientifiques
- A choisir uniquement si vous avez une réelle passion pour ces disciplines ET un excellent niveau scientifique
Le conseil stratégique
Si votre priorité absolue est d'accéder en MMOPK : → Choisissez une LAS scientifique (Chimie, SVT, Sciences pour la Santé)
Si vous voulez un vrai Plan B solide en cas d'échec : → Choisissez une LAS dans une discipline qui vous passionne (Droit, Eco, Psycho, STAPS, etc.), même si elle n'a pas de synergie avec la santé
Si vous visez spécifiquement la kinésithérapie : → LAS STAPS est un excellent choix
Règle 5 : Les voeux non-santé — ne pas les négliger
Sur vos 10 voeux, réservez 2 à 3 voeux pour des formations hors santé. C'est contre-intuitif pour un candidat qui "ne veut faire QUE médecine", mais c'est stratégiquement essentiel.
Pourquoi formuler des voeux non-santé ?
-
Protection contre le scénario catastrophe : tous vos voeux PASS et LAS sont refusés sur Parcoursup. Si vous n'avez aucun voeu alternatif, vous vous retrouvez sans formation.
-
Découverte de parcours alternatifs : certains étudiants découvrent des passions insoupçonnées. Un étudiant qui formule un voeu en CPGE BCPST "par sécurité" peut finalement intégrer une école d'ingénieur agronome ou vétérinaire et s'y épanouir.
-
Passerelles futures : certaines formations offrent des passerelles vers les études de santé. Une licence de biologie classique permet de retenter l'accès santé via les passerelles en L2/L3. Une école d'ingénieurs en biotech peut ouvrir vers la recherche médicale.
Quels voeux non-santé formuler ?
CPGE BCPST (Biologie, Chimie, Physique, Sciences de la Terre) :
- Prépa scientifique de haut niveau
- Débouchés : écoles d'ingénieurs (agronomie, environnement), écoles vétérinaires, ENS
- Passerelles possibles vers la santé via concours spécifiques
Licence de Biologie / Sciences de la Vie classique (sans option santé) :
- Moins sélective que la LAS
- Débouchés : master de biologie, recherche, enseignement
- Possibilité de retenter l'accès santé via passerelles
BUT Génie Biologique :
- Formation professionnalisante en 3 ans
- Débouchés : technicien en laboratoire, industries pharmaceutiques, agroalimentaire
- Taux d'insertion professionnelle : excellent (>85%)
Ecoles d'ingénieurs post-bac avec prépa intégrée (spécialisation biotech, santé) :
- Formation en 5 ans
- Débouchés : ingénierie biomédicale, dispositifs médicaux, pharma
- Permet de rester dans l'univers santé sans être médecin
Licence de Chimie classique :
- Débouchés : master de chimie, industrie pharmaceutique, cosmétique
- Passerelles possibles vers la santé
Sciences Po (si profil adapté) :
- Débouchés : politiques publiques de santé, management hospitalier
- Alternative prestigieuse si le projet santé échoue
Le conseil : choisissez des formations qui vous intéressent VRAIMENT, pas juste "pour remplir". Vous pourriez vous retrouver à les accepter.
Règle 6 : L'apprentissage — le voeu bonus ignoré
Peu de candidats le savent, mais les formations en apprentissage constituent une catégorie à part sur Parcoursup. Vous pouvez formuler 10 voeux supplémentaires en apprentissage, qui ne comptent PAS dans vos 10 voeux classiques.
Formations santé-adjacentes en apprentissage
- BTS Analyses de Biologie Médicale (ABM) : formation de technicien de laboratoire, très professionnalisante
- BTS Diététique : métier de diététicien-nutritionniste, en lien avec la santé
- BTS Opticien-Lunetier : métier de santé paramédical
- BUT Génie Biologique en apprentissage : certaines IUT proposent ce BUT en alternance
Pourquoi candidater en apprentissage ?
- Voeux gratuits : ils ne consomment pas votre quota de 10 voeux
- Rémunération : vous êtes payé pendant votre formation
- Insertion professionnelle : excellente (souvent >90% d'emploi à la sortie)
- Passerelles : certains BTS/BUT permettent de poursuivre en licence puis master, avec possibilité de retenter la santé via passerelles
Le conseil : si la santé est votre seul et unique intérêt professionnel, formulez 2 ou 3 voeux en apprentissage dans des BTS/BUT santé-adjacents. C'est un filet de sécurité "gratuit" qui ne vous coûte rien.
Partie 4 : Réussir en PASS — guide de survie
Vous avez été admis en PASS. Félicitations : vous avez franchi le premier filtre. Maintenant commence le vrai défi. Le PASS est un sprint de 12 mois à une intensité que vous n'avez jamais connue. Voici comment survivre — et réussir.
La charge de travail
Soyons clairs : le PASS est la formation la plus exigeante de l'enseignement supérieur français en première année. Plus que les CPGE, plus que Sciences Po, plus que tout.
Volume horaire hebdomadaire
- Cours magistraux (CM) : 20 à 30 heures/semaine selon les périodes
- Travaux dirigés (TD) : 5 à 10 heures/semaine
- Travail personnel (révisions, fiches, QCM, annales) : 25 à 35 heures/semaine
Total : 50 à 60 heures de travail par semaine, week-ends compris.
C'est un rythme inhumain. Vous allez vivre, manger, dormir, respirer le PASS pendant 10 mois. Vos amis lycéens en licence classique auront 15 heures de cours par semaine et sortiront le jeudi soir. Vous serez dans votre chambre à réviser l'anatomie du système nerveux.
Les premières semaines : le piège
Beaucoup d'étudiants commencent le PASS en "mode découverte". Ils assistent aux cours, prennent quelques notes, se disent "ça va, c'est gérable". Erreur fatale.
Dès la première semaine de septembre, vous devez être en mode sprint. Pourquoi ?
- Le volume de cours s'accumule de manière exponentielle
- Les étudiants qui prennent du retard ne le rattrapent JAMAIS
- La compétition commence dès le premier jour
«En PASS, il n'y a pas de "période d'adaptation". Le chronomètre démarre le jour de la rentrée.
Les méthodes qui marchent
Tous les étudiants admis en PASS sont excellents. La différence entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent ne se joue pas sur l'intelligence, mais sur la METHODE.
Méthode 1 : Active recall et répétition espacée
La pire méthode pour apprendre en PASS : relire passivement vos cours 10 fois. La meilleure méthode : active recall (rappel actif) + répétition espacée.
Comment faire :
-
Après chaque CM, créez des flashcards (cartes mémoire) sur Anki (logiciel gratuit)
- Recto : question ("Quelle est la fonction de la mitochondrie ?")
- Verso : réponse ("Production d'ATP via la chaîne respiratoire")
-
Révisez vos flashcards TOUS LES JOURS (15-30 min)
- Anki utilise un algorithme de répétition espacée : il vous représente les cartes que vous oubliez plus fréquemment
-
Testez-vous sans regarder vos notes
- Le cerveau retient mieux ce qu'il a dû RETROUVER activement
Méthode 2 : Le tutorat — votre meilleure arme
Chaque université propose un tutorat gratuit animé par des étudiants de 2e ou 3e année de médecine. C'est LA ressource la plus précieuse du PASS.
Ce que le tutorat vous apporte :
- Des QCM types proches de ceux des examens
- Des corrections détaillées par des étudiants qui ont REUSSI les mêmes examens
- Des astuces mnémotechniques pour retenir les milliers d'informations
- Un soutien psychologique (les tuteurs sont passés par là)
Conseil : assistez à TOUS les tutorats disponibles. C'est gratuit. C'est efficace. C'est fait par des gens qui ont réussi exactement ce que vous essayez de réussir.
Méthode 3 : Les QCM, QCM, QCM
Les examens du PASS sont majoritairement sous forme de QCM (Questions à Choix Multiples). Parfois des QROC (Questions à Réponse Ouverte Courte), mais surtout des QCM.
Le piège : les QCM du PASS ne sont PAS comme ceux du lycée. Ils sont vicieux. Ils testent votre compréhension fine, pas votre capacité à réciter.
Comment s'entraîner :
-
Faites des annales (sujets des années précédentes) dès octobre
- Ne les gardez pas "pour la fin" comme révision finale
- Faites-les progressivement pour comprendre le FORMAT des questions
-
Analysez vos erreurs :
- Chaque QCM raté doit être compris : pourquoi vous vous êtes trompé ? Connaissance manquante ? Piège de formulation ? Lecture trop rapide ?
-
Entraînez-vous en conditions réelles :
- Chronométrez-vous (les examens sont très courts : 1 minute par QCM en moyenne)
- Reproduisez le stress de l'examen
Méthode 4 : Les groupes de travail — avec modération
Les groupes de travail sont utiles, mais dangereux.
Avantages :
- Expliquer une notion à quelqu'un d'autre est la meilleure façon de la maîtriser
- Partage de fiches, de mnémotechniques
- Soutien moral
Inconvénients :
- Perte de temps si le groupe dérive en discussions sociales
- Comparaison toxique ("untel a déjà fini tout le chapitre, pas moi, je suis nul")
- Dépendance (vous n'osez plus travailler seul)
Conseil : constituez un groupe de 3-4 étudiants maximum, sérieux, avec qui vous faites des sessions de QCM ou de révision ciblée (1 à 2 fois par semaine, pas plus).
Les erreurs fatales en PASS
Erreur 1 : Commencer doucement
"Je vais prendre le temps de m'adapter, je verrai en octobre." → En octobre, vous êtes déjà largué.
Le PASS démarre sur les chapeaux de roues. Dès septembre, établissez votre rythme de croisière (50h/semaine). Sinon, vous accumulez du retard impossible à rattraper.
Erreur 2 : Travailler seul et refuser le tutorat
"Je vais me débrouiller tout seul, je n'ai pas besoin d'aide." → Le tutorat est fait par des étudiants qui ont REUSSI. Pourquoi refuser leur aide ?
Les étudiants qui réussissent le PASS sont ceux qui utilisent TOUTES les ressources disponibles : tutorat, annales, groupes de travail, prof. Ne jouez pas au héros solitaire.
Erreur 3 : Négliger la mineure
"La mineure ne compte presque pas, je vais bachoter deux jours avant les partiels." → Vous devez VALIDER 60 ECTS pour avoir un Plan B. Si vous échouez la mineure, vous n'avez plus rien.
Consacrez 20% de votre temps à la mineure. Ce n'est pas négligeable. Et surtout, validez-la. C'est votre assurance-vie.
Erreur 4 : Ignorer votre santé mentale
Le PASS est un marathon. Un athlète ne court pas un marathon sans boire, sans manger, sans dormir.
Signaux d'alerte :
- Vous dormez moins de 6 heures par nuit régulièrement
- Vous avez des crises d'angoisse
- Vous pleurez régulièrement
- Vous avez des pensées noires
Que faire :
- Parlez-en à un professionnel (psychologue, médecin)
- Contactez le service de santé universitaire (SSU)
- Parlez-en à votre famille, vos amis
«Réussir le PASS en détruisant votre santé mentale n'est PAS une victoire. Echouer le PASS en préservant votre santé mentale n'est PAS un échec.
Erreur 5 : Se comparer aux autres
En PASS, vous êtes entouré des 500 meilleurs élèves de votre académie. Tout le monde était premier de sa classe au lycée. Vous n'êtes plus "le meilleur". Vous êtes "un parmi 500 excellents".
Ne vous comparez pas aux autres. Comparez-vous à vous-même : est-ce que je progresse ? Est-ce que je comprends mieux qu'hier ?
Votre seule compétition, c'est la barre de classement (le seuil pour accéder en MMOPK). Pas untel qui a fini le chapitre avant vous.
Le calendrier type d'une année de PASS
Septembre à décembre : Semestre 1
- Septembre : rentrée, découverte des cours, mise en place de la routine de travail
- Octobre-Novembre : accumulation des cours, premiers TD, tutorats hebdomadaires
- Décembre : examens du S1 (partiels), première vraie confrontation avec les QCM officiels
Les examens de décembre donnent une première indication de votre classement. Ils comptent pour environ 40 à 50% de la note finale (selon les universités).
Janvier à mai : Semestre 2
- Janvier : reprise, début du S2 (souvent considéré comme plus difficile et plus spécialisé)
- Février-Avril : cours intensifs, spécialisation progressive selon la filière visée (médecine, pharma, odonto, maïeutique, kiné)
- Mai : examens du S2 (partiels finaux)
Les examens de mai sont souvent les plus déterminants. Ils comptent pour 50 à 60% de la note finale.
Juin-Juillet : Résultats et affectation
- Fin mai/début juin : publication des résultats et du classement final
- Juin : formulation des voeux de filière (médecine, pharma, odonto, maïeutique, kiné) selon votre classement
- Juillet : affectation définitive
Si vous êtes admis en MMOPK : félicitations, vous avez réussi. Le chemin sera encore long, mais vous êtes dans la course.
Si vous n'êtes pas admis mais avez validé 60 ECTS : vous passez en L2 de votre mineure. Vous pouvez retenter l'accès santé via LAS en L2 ou L3.
Si vous n'avez pas validé 60 ECTS : vous devez vous réorienter via Parcoursup.
Partie 5 : Réussir en LAS — guide de survie
La LAS est souvent présentée comme "la voie plus douce" vers les études de santé. C'est une erreur. La LAS n'est pas plus facile que le PASS. Elle est DIFFERENTE. Elle demande des compétences spécifiques : gestion du temps, double casquette, patience stratégique.
La double casquette : le défi central de la LAS
Contrairement au PASS où tout votre temps est dédié aux matières de santé (avec une mineure relativement légère), en LAS vous devez gérer deux formations complètes en parallèle.
La réalité de votre emploi du temps
- Licence principale : 20 à 25 heures de cours par semaine + 15 à 20 heures de travail personnel
- Option Accès Santé : 4 à 8 heures de cours par semaine + 10 à 15 heures de travail personnel
Total : 40 à 50 heures de travail par semaine
C'est moins intense que le PASS (50-60h), mais ne vous y trompez pas : la difficulté vient de la FRAGMENTATION de votre attention. Vous ne pouvez pas vous immerger à 100% dans les matières de santé. Vous devez constamment jongler entre deux univers.
Les trois profils d'étudiants LAS
Après six ans de réforme, trois profils se dégagent :
Profil 1 : Le santé à 100%
- Motivation : "Je veux devenir médecin, la licence ne m'intéresse pas vraiment"
- Stratégie : investissement massif dans l'option santé, minimum vital dans la licence
- Risque : notes médiocres en licence, ce qui diminue les chances d'accès MMOPK (car la licence compte dans le classement)
- Taux de réussite : faible à moyen
Profil 2 : Le double projet
- Motivation : "Je vise la santé, mais si ça ne marche pas, je veux un vrai diplôme dans ma licence"
- Stratégie : investissement équilibré entre licence et option santé
- Avantage : excellentes notes dans la licence, Plan B solide
- Taux de réussite : moyen à élevé
Profil 3 : Le santé opportuniste
- Motivation : "Je fais ma licence, et je tente ma chance en santé au cas où"
- Stratégie : priorité à la licence, travail minimal dans l'option santé
- Taux de réussite : très faible
- Constat : la plupart abandonnent le projet santé en cours d'année
«Le profil qui réussit le mieux en LAS est le Profil 2 : celui qui investit VRAIMENT les deux formations. Vouloir tricher en négligeant l'une ou l'autre est la voie royale vers l'échec.
L'avantage temps : jouer le long terme
L'atout majeur de la LAS, c'est le TEMPS. Vous avez deux, voire trois tentatives. Vous pouvez construire une stratégie progressive.
Stratégie en trois actes
Acte 1 : L1 — La première tentative (exploratoire)
Objectifs :
- Valider votre L1 avec de bonnes notes (minimum 12/20 de moyenne, idéalement 14+)
- Découvrir les matières de l'option santé
- Tenter l'accès MMOPK sans pression excessive
Mentalité : "Si je réussis en L1, tant mieux. Sinon, j'ai encore une ou deux tentatives."
Cette approche réduit la pression psychologique. Contrairement au PASS où vous n'avez qu'une chance, en LAS vous pouvez vous permettre d'échouer en L1 sans que ce soit la fin du monde.
Acte 2 : L2 — La deuxième tentative (optimisée)
Si vous avez échoué en L1 :
Objectifs :
- Analyser vos erreurs de L1 : quelles matières santé étaient faibles ? Pourquoi ?
- Renforcer vos connaissances pendant l'été (révisions, stages de pré-rentrée)
- Investir PLUS dans l'option santé en L2
- Maintenir d'excellentes notes en licence (car vous connaissez désormais bien le système universitaire)
Avantage : en L2, vous maîtrisez le fonctionnement de l'université, vous connaissez les profs, vous savez comment réviser efficacement. Vous êtes plus mature qu'en L1.
Les données montrent que les étudiants qui tentent l'accès MMOPK en L2 après un échec en L1 ont souvent de MEILLEURS résultats que lors de leur première tentative.
Acte 3 : L3 — La dernière tentative (si autorisée)
Certaines universités autorisent une tentative en L3. C'est rare, mais possible.
En L3, vous avez :
- Trois ans de maturité académique
- Une maîtrise totale de votre discipline
- Des compétences transversales développées
Inconvénient : vous aurez 21-22 ans quand vous entrerez en deuxième année de médecine (si vous réussissez), soit 2 à 3 ans de plus que les étudiants issus du PASS. Ce n'est PAS un problème. Vous serez médecin à 28-29 ans au lieu de 26-27 ans. Sur une carrière de 40 ans, cela ne change rien.
Maximiser vos chances en LAS
Conseil 1 : Choisissez votre moment
Vous n'êtes PAS obligé de candidater à l'accès MMOPK dès la L1. Si vous sentez que vous n'êtes pas prêt (notes moyennes en L1, compréhension fragile des matières santé, charge de travail mal gérée), ATTENDEZ.
Concentrez-vous sur votre L1, validez-la avec d'excellentes notes, puis préparez sérieusement votre tentative en L2. Mieux vaut une seule tentative excellente que deux tentatives médiocres.
Conseil 2 : Les matières santé ne sont PAS optionnelles
L'erreur classique : considérer l'option santé comme vraiment "optionnelle". Assister aux cours de manière irrégulière, ne pas réviser sérieusement, rendre des devoirs bâclés.
Les examens de l'option santé sont AUSSI difficiles que ceux du PASS. Les QCM sont vicieux. Les programmes sont denses. Si vous ne travaillez pas sérieusement l'option santé, vous n'avez AUCUNE chance d'accéder en MMOPK.
Traitez l'option santé comme une formation à part entière, pas comme un bonus.
Conseil 3 : Intégrez le tutorat santé
La plupart des universités proposent un tutorat santé pour les étudiants en LAS, similaire à celui du PASS. Assistez-y. Faites les QCM. Demandez de l'aide.
Ne restez pas isolé dans votre licence. Les tuteurs peuvent vous donner des conseils spécifiques pour réussir l'accès MMOPK depuis une LAS.
Conseil 4 : Gérez votre temps avec rigueur
La LAS est un exercice de gestion du temps. Voici un emploi du temps type recommandé :
Semaine type en L1 LAS (hors périodes d'examens) :
-
Lundi à Vendredi :
- 8h-18h : cours de licence (CM + TD) et option santé
- 18h-20h : pause, repas, détente
- 20h-23h : travail personnel (alternance licence / option santé)
-
Samedi :
- Matin : travail sur la licence (devoirs, révisions)
- Après-midi : travail sur l'option santé (QCM, fiches)
- Soir : repos
-
Dimanche :
- Matin : option santé
- Après-midi : REPOS complet (essentiel pour tenir sur la durée)
Ne tombez pas dans le piège de travailler 7 jours sur 7 sans pause. Vous allez craquer. La LAS est un marathon, pas un sprint. Vous devez tenir pendant 1 à 3 ans.
Conseil 5 : Préparez votre Plan B en parallèle
L'avantage de la LAS, c'est que vous construisez un diplôme cohérent même si vous n'accédez pas en MMOPK. Mais encore faut-il VRAIMENT vous investir dans votre licence.
Ne la considérez pas comme un Plan B "par défaut". Impliquez-vous :
- Choisissez des options qui vous intéressent
- Participez à des projets, des stages
- Construisez un réseau dans votre discipline
- Explorez les débouchés (master, concours, etc.)
Si vous devez abandonner le projet santé, vous aurez au moins une licence solide et un projet professionnel clair.
LAS par discipline : spécificités et conseils
LAS Chimie / LAS Biologie / LAS SVT
Points forts :
- Forte synergie avec l'option santé (chimie organique, biologie cellulaire)
- Profils scientifiques solides
- Débouchés en recherche, industrie pharma
Points faibles :
- Charge de travail élevée (TP, projets)
- Peu de temps "libre" pour l'option santé
Conseil : gérez vos TP avec efficacité. Travaillez en groupe pour mutualiser les rapports. Profitez des synergies (un cours de biochimie en licence = révision pour l'option santé).
LAS STAPS
Points forts :
- Excellent pour la filière kinésithérapie
- Compétences pratiques développées
- Bonne ambiance de promo
Points faibles :
- Charge physique importante (pratique sportive)
- Risque de blessure
- Emploi du temps fragmenté (cours + créneaux sportifs)
Conseil : gérez votre fatigue physique. Ne négligez pas la récupération. Planifiez vos révisions santé en fonction de vos créneaux sportifs (souvent tôt le matin ou en soirée).
LAS Droit
Points forts :
- Débouchés clairs (avocat, magistrat, fonctions publiques)
- Compétences transversales (argumentation, synthèse)
- Charge de travail modérée en L1
Points faibles :
- Aucune synergie avec l'option santé
- Méthodologie très différente (dissertation juridique vs QCM scientifiques)
Conseil : compartimentez. Quand vous travaillez le droit, soyez à 100% en droit. Quand vous travaillez l'option santé, soyez à 100% en santé. Ne mélangez pas les méthodologies.
LAS Economie-Gestion
Points forts :
- Débouchés variés (finance, audit, RH, management)
- Compétences quantitatives (stats, maths financières) utiles pour les biostatistiques
- Bonne employabilité
Points faibles :
- Peu de lien avec la santé (sauf gestion hospitalière)
- Cours parfois ennuyeux si vous n'êtes pas passionné
Conseil : si vous validez votre licence sans accéder en MMOPK, explorez les masters en management de la santé, politiques de santé publique. Vous pouvez rester dans l'univers santé sans être médecin.
LAS Psychologie
Points forts :
- Pertinent pour la psychiatrie
- Compétences en sciences humaines appliquées à la santé
- Licence passionnante si vous aimez comprendre le comportement humain
Points faibles :
- Très demandée, donc sélective
- Débouchés du master de psycho clinique nécessitent un parcours complet L1-L3 + stage
- Peu de synergie scientifique avec l'option santé
Conseil : si vous visez vraiment la psychiatrie, cette LAS est cohérente. Sinon, privilégiez une LAS scientifique.
LAS Lettres / Langues / Histoire / Sociologie
Points forts :
- Diversification des profils en médecine (bienvenue !)
- Compétences en communication, culture générale
Points faibles :
- Très peu de synergie avec l'option santé
- Taux de conversion vers MMOPK très faible
- Nécessite un excellent niveau scientifique au lycée + travail personnel massif sur les sciences
Conseil : à choisir UNIQUEMENT si vous avez une vraie passion pour cette discipline ET un excellent niveau scientifique (17+ en spécialités scientifiques au bac). Ne sous-estimez pas la difficulté.
Partie 6 : En cas d'échec — les parcours alternatifs
L'échec en PASS ou en LAS n'est PAS la fin de votre parcours. Ni de votre vie. Ni même de votre rêve de travailler dans la santé. Voici toutes les portes qui restent ouvertes.
Scénario 1 : Echec en PASS avec validation des 60 ECTS
C'est le scénario le plus fréquent. Vous n'avez pas été classé en position utile pour accéder en MMOPK, mais vous avez validé votre année de PASS (obtenu 60 ECTS).
Ce qui vous attend
Vous poursuivez en L2 de votre mineure. Exemple : PASS mineure Chimie → L2 Chimie.
L'avantage stratégique : vous conservez UNE tentative via LAS
C'est crucial. Vous pouvez candidater à l'accès MMOPK :
- En fin de L2 (via l'option Accès Santé en L2)
- En fin de L3 (si votre université l'autorise)
Votre PASS n'était pas votre dernière chance. C'était votre PREMIERE tentative.
Comment maximiser vos chances en L2
-
Validez votre L2 avec d'excellentes notes : votre classement pour l'accès MMOPK dépendra en partie de vos résultats en L2
-
Inscrivez-vous à l'option Accès Santé en L2 : ne perdez pas de temps. Si vous voulez retenter, faites-le dès la L2.
-
Renforcez vos points faibles : analysez vos résultats de PASS. Quelles matières vous ont fait défaut ? Biochimie ? Biostatistiques ? Anatomie ? Travaillez-les pendant l'été.
-
Profitez de votre maturité : vous avez désormais un an d'expérience dans l'enseignement supérieur. Vous savez comment réviser, comment gérer votre temps, comment passer des examens. C'est un avantage énorme sur les étudiants en L1.
Témoignage type (fictif mais réaliste)
"J'ai raté mon PASS en 2024. J'étais classé 280e, il fallait être dans les 180 premiers. J'ai pleuré pendant trois jours. Puis je me suis inscrit en L2 Chimie avec option Accès Santé. J'ai travaillé comme un fou pendant l'été. En L2, j'ai eu 15,5 de moyenne en Chimie et 14 en option santé. J'ai été pris en médecine. Aujourd'hui, je suis en 3e année. Personne ne me demande si j'ai fait PASS ou LAS."
Scénario 2 : Echec en PASS sans validation des 60 ECTS
C'est le scénario le plus difficile. Vous avez échoué au PASS ET vous n'avez pas obtenu 60 ECTS.
Ce qui vous attend
Vous devez vous réorienter via Parcoursup (phase complémentaire) ou via des admissions directes en cours d'année.
Les options possibles
-
Redoublement de la L1 (dans une autre licence)
- Vous pouvez candidater à des L1 classiques (Biologie, Chimie, Droit, etc.)
- Certaines universités acceptent des réorientations en cours d'année ou pour septembre suivant
-
BTS / BUT (via Parcoursup complémentaire)
- BTS Analyses de Biologie Médicale
- BUT Génie Biologique
- BTS Diététique
- Ces formations professionnalisantes permettent une insertion rapide
-
Reprise d'études après une année sabbatique
- Si vous êtes épuisé psychologiquement, prenez une année pour travailler, voyager, vous reconstruire
- Recandidatez à Parcoursup l'année suivante avec un projet mûri
Le conseil essentiel
Ne restez pas dans le déni. Si vous sentez en cours d'année que vous allez échouer ET ne pas valider 60 ECTS, ANTICIPEZ. Préparez un dossier de réorientation. Contactez les universités. Explorez les alternatives.
Scénario 3 : Echec en LAS (tentatives épuisées)
Vous avez fait deux tentatives en LAS (L1 et L2, ou L1 et L3). Vous n'avez pas accédé en MMOPK. Vos tentatives sont épuisées.
Ce qui vous attend
Vous poursuivez votre licence jusqu'en L3, puis vous vous orientez vers un master ou une école.
Les parcours possibles
Option 1 : Master dans votre discipline
- LAS Droit → Master Droit de la santé, Droit médical, Droit de la protection sociale
- LAS Economie → Master Economie de la santé, Management hospitalier
- LAS Biologie → Master Biologie-Santé, Recherche biomédicale
- LAS Psychologie → Master Psychologie clinique, Neuropsychologie
Option 2 : Ecoles spécialisées
- Ecoles de commerce (via concours passerelles) : débouchés en management, conseil
- Sciences Po (admissions parallèles) : débouchés en politiques publiques, santé publique
- Ecoles d'ingénieurs (via concours spécifiques pour L2/L3)
Option 3 : Concours de la fonction publique
- Concours d'attaché territorial (santé publique)
- Concours d'inspecteur du travail
- Concours de la Sécurité Sociale
Option 4 : Insertion professionnelle directe après la licence
- Attention : une licence seule offre peu de débouchés. Privilégiez un master ou une école.
Le message d'espoir
Avoir tenté médecine et échoué ne fait PAS de vous un raté. Vous avez osé. Vous avez travaillé. Vous avez appris sur vous-même. Ces compétences (rigueur, capacité de travail, résilience) sont valorisées dans TOUS les secteurs.
Certains anciens candidats PASS/LAS deviennent chercheurs, juristes en droit médical, managers dans les industries pharmaceutiques, conseillers en santé publique. Ils travaillent dans l'univers de la santé sans être médecins. Et beaucoup s'épanouissent.
Les passerelles L2/L3/Master vers la santé
Il existe des passerelles méconnues pour accéder aux études de santé APRÈS une licence complète.
Passerelle 1 : Concours de médecine après un Master
Certaines universités organisent des concours d'accès en 2e année de médecine pour les titulaires d'un Master (ou doctorat) dans certaines disciplines scientifiques. Ces concours sont TRES sélectifs et concernent un nombre de places limité (quelques dizaines au niveau national).
Conditions générales :
- Master dans une discipline scientifique ou biomédicale
- Excellent dossier académique
- Concours spécifique (écrit + oral)
Renseignez-vous auprès des facultés de médecine.
Passerelle 2 : Ecoles de kinésithérapie (IFMK) après une licence
Les Instituts de Formation en Masso-Kinésithérapie (IFMK) recrutent principalement via PASS/LAS, mais certains proposent des places pour des titulaires de licence (notamment STAPS, Biologie).
Modalités :
- Dossier + entretien (pas de concours écrit)
- Places limitées (5 à 10% des promotions)
Passerelle 3 : Ecoles de sages-femmes après L2/L3
Certaines écoles de sages-femmes acceptent des candidatures d'étudiants ayant validé une L2 ou L3 scientifique, via examen du dossier.
Passerelle 4 : Pharmacie via réorientation spécifique
Quelques rares universités proposent des passerelles vers la pharmacie pour des étudiants titulaires d'une L2 ou L3 en Chimie ou Biologie. Les modalités varient énormément.
Le conseil
Ces passerelles existent, mais elles sont :
- Très sélectives
- Peu nombreuses (quelques dizaines de places au total)
- Souvent méconnues et peu documentées
Ne comptez PAS sur elles comme Plan A. Mais si vous êtes dans une situation particulière (licence scientifique validée, excellentes notes, motivation intacte), renseignez-vous.
Les alternatives santé hors MMOPK
Vous voulez travailler dans la santé, mais vous n'accédez pas en médecine, pharmacie, dentaire, sage-femme ou kiné. Il existe BEAUCOUP d'autres métiers de la santé.
Les formations paramédicales (niveau Bac+3 à Bac+5)
Ces formations recrutent via Parcoursup ou via concours spécifiques :
- Infirmier (IFSI) : 3 ans, Bac+3, large recrutement, excellent taux d'insertion
- Orthophoniste : 5 ans, Bac+5, concours très sélectif, métier passionnant
- Ergothérapeute : 3 ans, Bac+3, rééducation fonctionnelle
- Psychomotricien : 3 ans, Bac+3, développement psychomoteur
- Manipulateur en électroradiologie médicale : 3 ans, Bac+3, imagerie médicale
- Orthoptiste : 3 ans, Bac+3, rééducation visuelle
- Pédicure-podologue : 3 ans, Bac+3, soins des pieds
- Audioprothésiste : 3 ans, Bac+3, correction auditive
- Diététicien : BTS (2 ans) ou DUT/BUT (3 ans)
Les formations techniques (niveau Bac+2 à Bac+3)
- Technicien de laboratoire médical : BTS Analyses de Biologie Médicale
- Préparateur en pharmacie : Brevet Professionnel (2 ans en apprentissage)
- Assistant dentaire : formation spécifique (18 mois)
Les métiers de la recherche biomédicale
- Licence de Biologie → Master Recherche → Doctorat (Bac+8) → Chercheur INSERM, CNRS, industrie pharmaceutique
- Ecole d'ingénieurs en biotechnologie → Ingénieur R&D en santé
Les métiers du management de la santé
- Master en Management hospitalier → Directeur d'hôpital, gestionnaire d'établissement de santé
- Master Santé publique → Chargé de mission en ARS, consultant en politiques de santé
Les métiers de l'industrie pharmaceutique
- Ecole d'ingénieurs (chimie, biotechnologie) → Ingénieur process, responsable production, responsable qualité
- Master Affaires réglementaires → Spécialiste des autorisations de mise sur le marché (AMM)
- Ecole de commerce → Chef de produit pharmaceutique, délégué médical
Le message
La santé, ce n'est pas QUE médecin. C'est un écosystème immense avec des centaines de métiers. Certains sont moins prestigieux socialement que "médecin", mais ils sont tout aussi essentiels, tout aussi gratifiants, et offrent d'excellentes conditions de travail.
Un infirmier en réanimation sauve des vies tous les jours. Un chercheur en oncologie contribue à guérir le cancer. Un ergothérapeute redonne de l'autonomie à des personnes handicapées. Ce sont des métiers magnifiques.
La réorientation positive : transformer l'échec en opportunité
L'échec en PASS/LAS peut être vécu comme un drame. Ou comme une redirection.
Témoignages types (fictifs mais inspirés de parcours réels)
Témoignage 1 : De PASS raté à chercheur en biologie
"J'ai raté mon PASS en 2021. J'ai poursuivi en L2 Biologie. J'ai découvert la recherche en génétique. J'ai fait un stage en L3 dans un labo INSERM. J'ai adoré. J'ai fait un Master Recherche, puis un doctorat. Aujourd'hui je suis chercheur post-doc en génétique du cancer. Je ne regrette rien. J'ai trouvé ma voie."
Témoignage 2 : De LAS raté à juriste en droit médical
"J'ai fait deux tentatives en LAS Droit. Pas pris. J'ai poursuivi ma licence de Droit, puis un Master Droit de la santé. Aujourd'hui je suis juriste dans un CHU. Je travaille sur les questions de responsabilité médicale, de bioéthique. Je suis dans l'univers médical, sans être médecin. Je suis épanouie."
Témoignage 3 : De PASS raté à infirmier puis médecin
"J'ai raté mon PASS en 2020. J'ai intégré un IFSI (école d'infirmiers). J'ai exercé pendant 5 ans comme infirmier en urgences. Puis j'ai passé le concours de médecine pour professionnels paramédicaux. J'ai été pris. Aujourd'hui je suis en 4e année de médecine. J'ai 28 ans. Mon expérience d'infirmier me sert tous les jours."
Le message
Les parcours linéaires (Bac → PASS → Médecine → Médecin) sont rares. La plupart des professionnels de santé ont eu des parcours chaotiques, avec des échecs, des réorientations, des détours. Ces détours ne sont pas des pertes de temps. Ce sont des expériences formatrices.
Si vous échouez en PASS/LAS, ne vous effondrez pas. Explorez. Essayez. Découvrez. Vous trouverez votre voie. Peut-être dans la santé. Peut-être ailleurs. Dans tous les cas, vous trouverez.
Partie 7 : La réforme en 2026 — ce qui évolue, ce qui reste stable
Six ans après la suppression de la PACES, le système PASS/LAS est désormais rodé. Mais il continue d'évoluer. Voici ce qui change — et ce qui reste stable — en 2026.
Les éléments stables
1. Le principe PASS + LAS
Le système bicéphale (PASS et LAS) n'est pas remis en question. Il fait consensus parmi les universités, les étudiants et les pouvoirs publics. La réforme a atteint certains de ses objectifs : diversification des profils, réduction du gâchis humain, meilleure orientation.
2. L'interdiction de redoubler le PASS
Le principe "une seule tentative en PASS" reste LA règle fondamentale. Aucune université n'a obtenu de dérogation. Ce principe est considéré comme l'un des acquis majeurs de la réforme.
3. Le numerus apertus
Le numerus apertus (capacités d'accueil flexibles fixées par les universités) est maintenu. Il n'y a pas de retour au numerus clausus national rigide.
4. La structure MMOPK
Les cinq filières (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, Kinésithérapie) restent accessibles via PASS et LAS. Aucune filière n'a été ajoutée ou retirée.
Les éléments en évolution
1. Augmentation progressive de la part LAS
Tendance nationale : les universités augmentent progressivement le nombre de places en LAS au détriment du PASS.
Données 2024-2025 :
- Répartition moyenne nationale : environ 55% PASS / 45% LAS
- Projection 2026-2027 : vers un équilibre 50/50, voire 45% PASS / 55% LAS
Raison : les universités constatent que la LAS remplit mieux l'objectif de diversification des profils et réduit le nombre d'étudiants en échec total (sans diplôme).
2. Diversification des mineures PASS
Les universités proposent de plus en plus de mineures atypiques pour le PASS :
- Mineure Sciences Humaines et Sociales (SHS)
- Mineure Arts et Création
- Mineure Sport et Santé
- Mineure Numérique et Santé
Objectif : attirer des profils diversifiés, pas uniquement des bacheliers S avec 17 de moyenne.
Effet : encore marginal en 2026, mais la tendance est lancée.
3. Augmentation des places en MMOPK
Le numerus apertus a permis une augmentation progressive du nombre total de places en deuxième année MMOPK.
Evolution :
- 2019 (dernière année PACES, numerus clausus) : environ 13 500 places
- 2022 : environ 14 800 places
- 2025 : environ 15 800 places
- Projection 2026 : environ 16 200 places
L'augmentation se concentre principalement sur :
- Médecine : +10% de places (pour répondre à la pénurie de médecins dans certaines régions)
- Kinésithérapie : +15% de places (forte demande sociétale)
- Pharmacie : stable
- Odontologie : légère hausse
- Maïeutique : stable
4. Harmonisation des modalités LAS
En 2020-2022, chaque université avait ses propres règles pour la LAS : nombre de tentatives, pondération licence/option santé, etc. Cela créait une confusion totale.
Depuis 2024, un mouvement d'harmonisation est en cours :
- Deux tentatives LAS : c'est désormais la norme dans la majorité des universités (L1 + L2, ou L1 + L3, ou L2 + L3)
- Pondération 50/50 entre licence et option santé : de plus en plus fréquent
Objectif : rendre le système plus lisible pour les candidats.
5. Développement des partenariats université-hôpital
Certaines universités développent des immersions hospitalières dès la L1 pour les étudiants en PASS/LAS :
- Stages d'observation (1 à 2 semaines)
- Rencontres avec des professionnels de santé
- Simulations de gestes médicaux
Objectif : confronter les étudiants à la réalité du métier, réduire les vocations "fantasmées".
Les débats en cours
Débat 1 : Faut-il supprimer le PASS ?
Certains pédagogues et sociologues de l'éducation plaident pour une suppression totale du PASS au profit d'un système 100% LAS.
Arguments en faveur :
- La LAS est plus inclusive (profils diversifiés)
- La LAS évite le gâchis (tous les étudiants obtiennent au moins une licence)
- Le PASS reste trop proche de l'ancienne PACES (même intensité, même stress)
Arguments contre :
- Le PASS reste la voie la plus efficace (taux de réussite MMOPK 2x supérieur à la LAS)
- Supprimer le PASS priverait les étudiants très motivés d'une voie rapide et intensive
- Les médecins formés via PASS ont une meilleure maîtrise des fondamentaux scientifiques dès la 2e année
Position en 2026 : le débat est ouvert, mais aucune décision ministérielle n'est envisagée à court terme.
Débat 2 : Faut-il limiter les candidatures Parcoursup en PASS/LAS ?
Certaines universités saturent sous le nombre de candidatures. Des propositions émergent :
- Limiter à 3 le nombre de voeux PASS/LAS (contre 10 actuellement)
- Instaurer une "lettre de motivation obligatoire" pour filtrer les candidatures non sérieuses
Arguments en faveur :
- Réduire la charge administrative des universités
- Filtrer les candidats qui tentent "au cas où" sans réelle motivation
Arguments contre :
- Limiter les voeux réduit les chances des candidats de trouver une place
- La lettre de motivation ne filtre rien (tous les lycéens peuvent écrire une belle lettre)
Position en 2026 : pas de décision nationale. Chaque université expérimente ses propres critères.
Débat 3 : Faut-il augmenter encore le nombre de places en MMOPK ?
La France manque de médecins, notamment en zones rurales et dans certaines spécialités (médecine générale, psychiatrie, gériatrie). Faut-il augmenter massivement les capacités d'accueil ?
Arguments en faveur :
- Pénurie de médecins confirmée (déserts médicaux)
- Vieillissement de la population → besoins croissants
- Attractivité de certaines spécialités en chute libre
Arguments contre :
- Augmenter le nombre d'étudiants en médecine nécessite d'augmenter les capacités d'accueil des hôpitaux pour les stages cliniques (déjà saturés)
- Former un médecin coûte environ 200 000 à 300 000€ à l'Etat (sur 9 ans)
- Risque de "dévaluation" du diplôme si les promotions deviennent trop grandes
Position en 2026 : augmentation progressive (+2 à 3% par an), mais pas de doublement massif.
Ce que vous devez retenir pour vos candidatures 2026
- Le système PASS/LAS est stable : ne vous attendez pas à un changement radical
- Les places en MMOPK augmentent légèrement : vos chances sont statistiquement meilleures qu'en 2019, mais la compétition reste intense
- La LAS est en expansion : si vous hésitez, la LAS est une option de plus en plus valorisée
- Consultez les modalités spécifiques de chaque université : les règles varient encore beaucoup (nombre de tentatives LAS, pondération, etc.)
Utilisez notre explorateur de formations pour comparer les PASS et LAS université par université.
Partie 8 : Témoignages et parcours types
Voici quatre profils fictifs mais réalistes, inspirés de milliers de parcours réels. Ces scénarios illustrent la diversité des trajectoires possibles.
Parcours 1 : Léa — PASS réussi du premier coup
Profil de départ (Terminale 2025)
- Bac général, spécialités Maths + Physique-Chimie
- Moyenne générale : 17,2/20
- Mention Très Bien
- Option Maths expertes
- Projet clair : médecine générale
Stratégie Parcoursup
- 4 voeux PASS (Paris Cité, Sorbonne Université, Paris-Saclay, UPEC) avec différentes mineures (Chimie, Droit, Maths)
- 2 voeux LAS (LAS Chimie Paris-Saclay, LAS SVT Sorbonne)
- 2 voeux CPGE BCPST (Fénelon, Sainte-Geneviève)
- 2 voeux Licence Biologie
Résultats Parcoursup
- Admise en PASS Paris Cité, mineure Chimie (1er choix)
- Admise en PASS Sorbonne Université, mineure Droit
- Admise en LAS Chimie Paris-Saclay
- Liste d'attente CPGE BCPST Fénelon (n'a pas attendu)
Décision
- Accepte PASS Paris Cité, mineure Chimie
Année de PASS (2025-2026)
- Rythme : 55 heures de travail par semaine
- Méthode : flashcards Anki, tutorat toutes les semaines, groupe de travail avec 3 étudiants sérieux
- Premier semestre : classée 78e/650 étudiants
- Deuxième semestre : classée 54e/650 étudiants
- Classement final : 46e/650 (la barre pour médecine était à 180e)
Résultats
- Admise en 2e année de Médecine (juin 2026)
- Entre en DFGSM2 (Diplôme de Formation Générale en Sciences Médicales 2e année) en septembre 2026
Aujourd'hui (2029)
- En 5e année de médecine (externat)
- Stages hospitaliers en médecine interne, cardiologie
- Toujours convaincue de vouloir faire médecine générale
Le facteur clé de sa réussite Dossier excellent + méthode rigoureuse dès septembre + tutorat + gestion du stress
Son conseil "Ne commencez JAMAIS doucement. Dès le premier jour, soyez à fond. Et utilisez le tutorat, c'est une mine d'or."
Parcours 2 : Malik — LAS réussi en L2 après échec en L1
Profil de départ (Terminale 2024)
- Bac général, spécialités Physique-Chimie + SVT + Maths complémentaires
- Moyenne générale : 14,8/20
- Mention Bien
- Projet : médecine ou kinésithérapie
Stratégie Parcoursup
- 3 voeux PASS (Lyon 1, Grenoble, Saint-Etienne) avec mineure Biologie
- 3 voeux LAS (LAS STAPS Lyon 1, LAS Biologie Grenoble, LAS Chimie Saint-Etienne)
- 2 voeux Licence STAPS
- 2 voeux BUT Génie Biologique
Résultats Parcoursup
- Liste d'attente PASS Lyon 1 (jamais appelé)
- Refusé PASS Grenoble et Saint-Etienne (dossier insuffisant)
- Admis LAS STAPS Lyon 1 (accepté)
- Admis LAS Biologie Grenoble
- Admis Licence STAPS Grenoble
Décision
- Accepte LAS STAPS Lyon 1
Année de L1 LAS (2024-2025)
- Rythme : 45 heures de travail par semaine
- Difficulté : gérer la pratique sportive (15h/semaine) + cours théoriques STAPS + option santé
- Résultats L1 : 13,2/20 en STAPS, 12,8/20 en option santé
- Classement accès MMOPK : non admis (classé 85e, barre à 60e pour kiné)
Réaction
- Déçu mais pas abattu
- Décide de retenter en L2
Année de L2 LAS (2025-2026)
- Inscrit en L2 STAPS avec option Accès Santé
- Travaille pendant l'été : révisions, stages de pré-rentrée en anatomie et biophysique
- Rythme : 50 heures de travail par semaine (augmenté par rapport à L1)
- Résultats L2 : 14,8/20 en STAPS, 14,2/20 en option santé
- Classement accès MMOPK : admis en kinésithérapie (classé 38e, barre à 55e)
Résultats
- Admis en école de kinésithérapie (IFMK) de Lyon (septembre 2026)
Aujourd'hui (2029)
- En 3e année d'école de kinésithérapie
- Stages en cabinet libéral et en CHU (service orthopédie)
- Projet : ouvrir un cabinet de kiné du sport
Le facteur clé de sa réussite Résilience après l'échec en L1 + travail ciblé sur les points faibles + cohérence du parcours (STAPS → kiné)
Son conseil "Ne paniquez pas si vous ratez en L1. La L2 est souvent plus facile parce que vous connaissez le système. Analysez vos erreurs et corrigez-les."
Parcours 3 : Sarah — Echec PASS, réussite LAS L2, finalement médecine
Profil de départ (Terminale 2023)
- Bac général, spécialités Maths + Physique-Chimie
- Moyenne générale : 16,1/20
- Mention Très Bien
- Projet : médecine
Stratégie Parcoursup
- 5 voeux PASS (Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Poitiers, Limoges) avec mineures variées
- 2 voeux LAS (LAS Chimie Bordeaux, LAS Droit Toulouse)
- 3 voeux CPGE BCPST et Licence Biologie
Résultats Parcoursup
- Admise PASS Bordeaux, mineure Chimie (accepté)
Année de PASS (2023-2024)
- Rythme : 60 heures de travail par semaine (très intense)
- Méthode : relecture passive des cours (méthode inefficace)
- Premier semestre : classée 210e/580
- Panique, réajuste sa méthode en janvier (flashcards, QCM)
- Deuxième semestre : remonte à 175e/580
- Classement final : 168e/580 (barre pour médecine à 150e)
Résultats
- Non admise en médecine
- Valide ses 60 ECTS
- Passe en L2 Chimie avec option Accès Santé
Réaction
- Effondrée pendant deux semaines
- Prend une décision : "Je retente en L2, je donne tout"
Année de L2 Chimie avec option Accès Santé (2024-2025)
- Travaille tout l'été (révisions, stages intensifs)
- Change complètement de méthode : active recall, QCM quotidiens, tutorat
- Rythme : 50 heures/semaine
- Résultats L2 : 15,2/20 en Chimie, 14,8/20 en option santé
- Classement accès MMOPK : admise en médecine (classée 92e, barre à 140e)
Résultats
- Admise en 2e année de Médecine (septembre 2025)
Aujourd'hui (2029)
- En 4e année de médecine
- Stages en pédiatrie, chirurgie générale
- Hésite entre pédiatrie et médecine interne
Le facteur clé de sa réussite Capacité à rebondir + changement de méthode de travail + synergie Chimie/option santé
Son conseil "L'échec en PASS n'est PAS la fin. C'est une leçon. J'ai appris à travailler INTELLIGEMMENT, pas juste BEAUCOUP. Et ça a tout changé."
Parcours 4 : Thomas — Double échec, réorientation réussie en recherche
Profil de départ (Terminale 2022)
- Bac général, spécialités Maths + SVT
- Moyenne générale : 15,3/20
- Mention Bien
- Projet : médecine (rêve d'enfant)
Stratégie Parcoursup
- 4 voeux PASS (Paris Cité, Sorbonne, Paris-Saclay, UPEC) avec mineure Biologie
- 3 voeux LAS (LAS Biologie Paris Cité, LAS Chimie Sorbonne, LAS SVT Paris-Saclay)
- 3 voeux Licence Biologie et CPGE BCPST
Résultats Parcoursup
- Liste d'attente tous les PASS (jamais appelé)
- Admis LAS Biologie Paris Cité (accepté)
Année de L1 LAS Biologie (2022-2023)
- Rythme : 40 heures/semaine
- Difficulté : découvre qu'il ADORE la biologie cellulaire et la génétique (cours de licence)
- Résultats L1 : 14,5/20 en Biologie, 12,2/20 en option santé
- Classement accès MMOPK : non admis (classé 145e, barre à 80e)
Réaction
- Déçu, mais commence à se poser des questions : "Est-ce que je veux vraiment être médecin ?"
Année de L2 Biologie avec option Accès Santé (2023-2024)
- Retente l'accès santé, mais avec moins de conviction
- Découvre la recherche en génétique via un projet en L2
- Résultats L2 : 15,8/20 en Biologie, 11,5/20 en option santé
- Classement accès MMOPK : non admis (classé 178e, barre à 75e)
Résultats
- Echec définitif pour les études de santé (deux tentatives épuisées)
- Mais : excellent dossier en Biologie
Décision
- Renonce à la médecine
- Poursuit en L3 Biologie avec spécialisation Génétique
Année de L3 Biologie (2024-2025)
- Stage de recherche dans un laboratoire INSERM (génétique du cancer)
- Révélation : "C'est ça que je veux faire"
- Résultats L3 : 16,2/20
- Obtient sa licence avec mention Très Bien
Master Recherche (2025-2027)
- Master Biologie-Santé, spécialité Génétique et Biologie cellulaire
- Mémoire de recherche sur les mutations génétiques dans le cancer du sein
- Stage de M2 dans un labo de renommée internationale
Doctorat (2027-2030)
- Thèse en génétique du cancer
- Publications scientifiques dans des revues internationales
- Soutenance prévue en 2030
Aujourd'hui (2029)
- Doctorant en 3e année
- Chercheur en génétique du cancer
- Enseigne la biologie cellulaire à des étudiants de licence
Le facteur clé de sa réussite Capacité à remettre en question son rêve initial + ouverture à d'autres voies + passion découverte pour la recherche
Son conseil "Echouer en médecine, c'est dur. Mais parfois, c'est la vie qui vous dit : 'Tu te trompes de chemin, viens par ici.' J'ai trouvé ma voie. Je travaille sur le cancer, je contribue à sauver des vies. Ce n'est pas comme je l'imaginais, mais c'est magnifique."
FAQ — Les 12 questions les plus posées
1. Peut-on faire PASS ET LAS en même temps ?
Non. Vous devez choisir : soit PASS, soit LAS. Vous ne pouvez pas vous inscrire dans les deux simultanément.
En revanche, vous pouvez :
- Formuler des voeux PASS ET LAS sur Parcoursup
- Etre admis dans les deux
- Choisir l'un des deux en juin
2. Si je rate le PASS, puis-je retenter via LAS ?
Oui, à condition d'avoir validé vos 60 ECTS.
Si vous échouez en PASS mais validez votre année, vous poursuivez en L2 de votre mineure. Vous pouvez vous inscrire à l'option Accès Santé en L2 (ou L3) et retenter l'accès MMOPK. Vous conservez UNE tentative.
3. Combien de fois peut-on tenter l'accès aux études de santé ?
Deux fois maximum dans la plupart des universités :
- Une fois en PASS
- Une fois en LAS (L1, L2 ou L3)
OU
- Deux fois en LAS (par exemple L1 puis L2, ou L1 puis L3)
Quelques rares universités autorisent trois tentatives (PASS + LAS L2 + LAS L3), mais c'est minoritaire.
4. Quelle est la meilleure mineure en PASS ?
Il n'y a pas de "meilleure" mineure universelle. Tout dépend de votre profil :
- Si vous voulez maximiser vos chances en MMOPK : choisissez une mineure scientifique avec synergie (Chimie, Biologie, Maths)
- Si vous voulez un Plan B solide : choisissez une mineure qui vous intéresse vraiment (Droit, Economie, Psychologie, etc.)
- Si vous voulez minimiser la charge de travail : choisissez une mineure avec peu de TP (Droit, Economie)
5. Quelle LAS choisir pour maximiser mes chances ?
Les LAS scientifiques (Chimie, SVT, Biologie, Sciences pour la Santé) offrent les meilleurs taux de conversion vers MMOPK, grâce à la synergie entre la licence et l'option santé.
Mais attention : si vous détestez la chimie et que vous choisissez LAS Chimie juste pour maximiser vos chances, vous allez souffrir pendant 3 ans et vos notes s'en ressentiront.
Le conseil : choisissez une LAS scientifique SI vous aimez cette discipline. Sinon, choisissez une LAS qui vous passionne (même si elle est moins "efficace").
6. PASS ou LAS : lequel choisir ?
Choisissez PASS si :
- Vous êtes CERTAIN de vouloir faire médecine (ou MMOPK)
- Vous avez un excellent dossier (17+ de moyenne au bac, spécialités scientifiques solides)
- Vous tolérez la pression d'une unique tentative
- Vous êtes capable de travailler 50-60h/semaine pendant un an
Choisissez LAS si :
- Vous visez la santé mais vous n'êtes pas prêt à tout miser sur une seule année
- Vous avez un bon dossier (13-15 de moyenne)
- Vous avez une vraie appétence pour une autre discipline (droit, chimie, STAPS, etc.)
- Vous voulez sécuriser votre parcours avec deux tentatives
7. Faut-il obligatoirement avoir pris Maths en spécialité pour PASS/LAS ?
Non, ce n'est pas obligatoire. Mais c'est fortement recommandé.
Les statistiques montrent que :
- 60% des admis en PASS ont pris Maths en spécialité
- Les matières de santé (biostatistiques, biophysique, chimie) nécessitent des bases solides en maths
Si vous n'avez pas pris Maths en spécialité, assurez-vous d'avoir au moins pris Maths complémentaires. Et attendez-vous à devoir travailler deux fois plus sur les biostatistiques et la biophysique.
8. Peut-on accéder en médecine sans passer par PASS/LAS ?
Oui, mais c'est rare et très sélectif.
Les voies alternatives :
- Passerelles après un Master : quelques universités organisent des concours pour titulaires de Master scientifique (quelques dizaines de places au national)
- Concours pour professionnels paramédicaux : infirmiers, kinés, sages-femmes peuvent passer un concours spécifique après plusieurs années d'exercice
- Réorientation depuis certaines écoles (écoles vétérinaires, ENS) : très rare
Ne comptez PAS sur ces voies comme Plan A. Elles sont marginales.
9. Combien coûtent les études de santé ?
Les études de médecine en France sont dans des universités publiques. Les frais d'inscription sont donc :
- Frais d'inscription universitaire : environ 170€/an en licence (PASS, LAS), puis 243€/an en master (à partir de la 2e année de médecine)
- Contribution de Vie Etudiante et de Campus (CVEC) : 100€/an
- Sécurité sociale étudiante : gratuite (intégrée au régime général)
Total annuel : environ 300 à 350€/an
Auxquels s'ajoutent :
- Logement : 400 à 800€/mois selon la ville
- Nourriture, transport : 300 à 500€/mois
- Livres, matériel : 200 à 500€/an
Les étudiants boursiers sont exonérés des frais d'inscription et de CVEC.
10. Peut-on travailler en parallèle du PASS ou de la LAS ?
En PASS : fortement déconseillé. La charge de travail (50-60h/semaine) ne laisse aucune place à un job étudiant. Si vous devez absolument travailler pour financer vos études, le PASS n'est probablement pas fait pour vous (ou alors trouvez des bourses, aides familiales, etc.).
En LAS : possible, mais difficile. Certains étudiants travaillent 5 à 10h/semaine (baby-sitting, cours particuliers, etc.). Mais cela réduit mécaniquement vos chances de réussir l'accès MMOPK. Si votre priorité est la santé, évitez de travailler en parallèle.
11. Faut-il faire une prépa privée pour réussir PASS/LAS ?
Non, ce n'est pas obligatoire. La majorité des étudiants qui réussissent le PASS ou la LAS ne font PAS de prépa privée.
Ce qui est vraiment utile :
- Le tutorat universitaire GRATUIT (animé par des étudiants de 2e/3e année)
- Les stages de pré-rentrée (souvent proposés par les facs ou les associations étudiantes, gratuits ou peu coûteux)
- Les annales et QCM (disponibles en ligne ou via le tutorat)
Les prépas privées coûtent entre 1 500€ et 5 000€/an. Elles peuvent être utiles si :
- Vous avez besoin d'un encadrement très strict
- Vous avez des lacunes importantes dans certaines matières
- Vous avez les moyens financiers
Mais elles ne sont PAS un gage de réussite. Beaucoup d'étudiants paient des prépas privées et échouent quand même. Et beaucoup réussissent sans prépa.
Le conseil : investissez d'abord dans le tutorat gratuit. Si vous sentez que vous avez vraiment besoin d'un soutien supplémentaire, envisagez une prépa.
12. Que deviennent les étudiants qui échouent en PASS/LAS ?
Ils poursuivent dans des parcours très variés :
- Licence puis Master : beaucoup valident leur licence (Droit, Chimie, Biologie, etc.) puis font un master dans cette discipline
- Ecoles d'ingénieurs : après une L2/L3 scientifique, certains intègrent des écoles d'ingénieurs via concours
- Formations paramédicales : certains se réorientent vers infirmier, kiné (via passerelles), orthophoniste, etc.
- Insertion professionnelle : après un master, ils travaillent dans l'industrie, le conseil, la recherche, l'enseignement, etc.
Le message : échouer en PASS/LAS ne condamne PAS votre avenir. Vous avez des centaines d'autres portes ouvertes.
Conclusion : Transformez votre rêve en stratégie
Devenir médecin, pharmacien, dentiste, sage-femme ou kinésithérapeute est un rêve magnifique. Mais un rêve sans stratégie reste un fantasme. Ce guide vous a donné toutes les clés pour transformer ce rêve en plan d'action concret.
Ce que vous devez retenir :
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PASS et LAS sont deux voies complémentaires, pas concurrentes. Formulez des voeux dans les deux pour maximiser vos chances.
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Le PASS est un sprint intense (une seule tentative, 50-60h de travail/semaine), adapté aux profils excellents et déterminés.
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La LAS est un marathon sécurisé (deux tentatives, double casquette), adapté aux profils solides qui veulent un Plan B.
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La méthode compte autant que l'intelligence : active recall, QCM quotidiens, tutorat, gestion du temps. Les étudiants qui réussissent sont ceux qui travaillent INTELLIGEMMENT, pas juste BEAUCOUP.
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L'échec n'est pas la fin : vous pouvez retenter via LAS, vous réorienter vers des formations paramédicales, la recherche, l'ingénierie biomédicale, le droit médical. Des centaines de portes restent ouvertes.
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Les chiffres ne mentent pas : consultez les données réelles (taux d'accès, taux de réussite, profils d'admis) pour chaque formation qui vous intéresse. Ne vous fiez pas aux rumeurs ou aux "on dit".
Vos prochaines étapes :
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Explorez les formations PASS et LAS université par université sur notre explorateur. Comparez les taux d'accès, les capacités MMOPK, les profils d'admis.
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Calculez vos chances avec notre calculateur. Entrez votre moyenne, vos spécialités, votre académie. Obtenez une estimation personnalisée de vos probabilités d'admission.
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Formulez vos voeux Parcoursup en suivant les 6 règles stratégiques de ce guide : PASS + LAS + alternatifs, choix de mineure/licence réfléchi, multi-universités, voeux apprentissage.
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Préparez-vous mentalement : les études de santé sont un marathon, pas un sprint. Vous allez devoir travailler plus dur que jamais. Mais si vous réussissez, vous exercerez l'un des plus beaux métiers du monde.
«Vous ne choisissez pas médecine pour l'argent, ni pour le prestige. Vous choisissez médecine parce que vous voulez soigner, comprendre, sauver. Ce rêve vaut tous les efforts. Mais seulement si vous le poursuivez avec lucidité, stratégie et résilience.
Nous croyons en vous. Maintenant, croyez en vous. Et surtout : agissez.
Explorez les formations, calculez vos chances, et construisez votre stratégie.